
Les BHRe : un défi croissant pour les établissements de santé
L’antibiorésistance est l’un des principaux enjeux de santé publique du 21ème siècle.
Dans le monde en 2021, 4,71 millions de décès étaient associés à l’antibiorésistance bactérienne, dont 1,14 millions directement attribuables. À l’horizon 2050, elle pourrait être associée à 8,22 millions de décès par an.
Dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, les bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe) font d’abord craindre des impasses thérapeutiques.
Ensuite, une fois la diffusion installée, elles compliquent toute la chaîne de soins, depuis la prise en charge des patients, jusqu’à l’application des protocoles d’hygiène.
Face à ce risque, la prévention reste la stratégie la plus efficace. La maîtrise de la contamination de l’environnement de soins devient alors centrale.
Pour répondre à ce défi, Oxy’Pharm propose Sanivap, solution de bionettoyage vapeur haute température, et Nocotech, technologie de bio-désinfection automatisée des surfaces par voie aérienne. Leur complémentarité permet de construire des protocoles efficaces, reproductibles et adaptés aux différents environnements de soins.
BMR et BHRe: quels enjeux pour la santé publique ?
BHRE : DES BACTERIES SOUS HAUTE SURVEILLANCE
En France, les bactéries multirésistantes (BMR) sont réparties en deux groupes :
• les BMR endémiques, déjà installées de façon durable, comme les entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBLSE) et Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) ;
• les bactéries hautement résistantes émergentes, ou BHRe, qui ne sont pas durablement implantées en France.
La catégorie des BHRe a été définie en France par le Haut Conseil de la santé publique en 2013, afin de mettre en place des protocoles spécifiques, destinés à éviter que ces bactéries ne deviennent endémiques.
Pour être classée parmi les BHRe, une bactérie multirésistante doit :
• être résistante à des antibiotiques de dernier recours, comme la vancomycine pour certaines bactéries à Gram positif ou les carbapénèmes pour certaines bactéries à Gram négatif ;
• avoir un réservoir digestif, c’est-à-dire être présente dans le tractus gastro-intestinal ;
• porter un mécanisme de résistance transmissible, reposant sur un support génétique mobile ;
• avoir un potentiel épidémique important.
En cas d’infection, les BHRe peuvent conduire à une impasse thérapeutique : les antibiotiques habituellement utilisés ne fonctionnent plus et les options de traitement deviennent très limitées.

L’antibiorésistance pèse déjà lourdement sur la mortalité mondiale. En 2021, 6 bactéries concentraient la majorité des décès : Staphylococcus aureus, Acinetobacter baumannii, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Streptococcus pneumoniae et Pseudomonas aeruginosa.
QUAND LES BHRE DESORGANISENT TOUTE LA CHAINE DE SOINS
Les BHRe ne posent pas seulement un problème thérapeutique. Elles mettent aussi sous tension l’ensemble de l’organisation des soins.
En France, la stratégie de détection précoce et d’isolement vise à éviter l’installation durable des BHRe, mais elle peut devenir lourde à mettre en oeuvre en cas de diffusion. Elle repose sur l’identification rapide des patients à risque, l’application immédiate des précautions complémentaires de contact, puis la confirmation ou non du portage par un dépistage. Dans l’attente des résultats, le patient doit être maintenu en chambre individuelle.
Plus la mise en place de ces mesures est retardée, plus le nombre de patients contacts augmente, avec à la clé une organisation des soins alourdie, des parcours et des transferts de patients ralentis, voire empêchés, des unités désorganisées, des équipes fortement mobilisées à l’échelle de plusieurs services, et des protocoles d’hygiène encore plus exigeants.
Contre les BHRe : l’importance cruciale de la prévention

Contre les BHRe : l’importance cruciale de la prévention
Les BHRe se transmettent principalement par contact, à partir d’un patient porteur ou de son environnement proche. Le manuportage par les mains des professionnels est un vecteur majeur, mais la transmission peut aussi se faire via les excreta (en particulier les selles et les urines), par du matériel partagé ou des dispositifs médicaux insuffisamment désinfectés, (comme un stéthoscope, du matériel de kinésithérapie ou un dispositif de monitoring foetal).
L’environnement joue également un rôle clé. Les surfaces fréquemment touchées (poignées et zones proches du patient), de même que les salles de bain (points d’eau, toilettes et siphons), peuvent devenir des foyers persistants de contamination et de recontamination.
Le risque est particulièrement élevé dans les secteurs accueillant des patients fragiles et dans les unités où les soins invasifs sont fréquents, car la diffusion des BHRe peut avoir des conséquences plus rapides et plus graves.
DES PROTOCOLES D’HYGIENE A LA HAUTEUR DU RISQUE BHRE
Oxy’Pharm accompage les établissements sanitaires et médico-sociaux avec une approche intégrée, fondée sur la combinaison de deux technologies complémentaires : Sanivap, pour le bionettoyage vapeur haute température, et Nocotech, pour la bio-désinfection automatisée des surfaces par voie aérienne.
Cette synergie permet de construire des protocoles d’hygiène adaptés à tous les niveaux de risque, conformes aux normes les plus strictes et pleinement compatibles avec les surfaces, les équipements et les rythmes hospitaliers.
Bionettoyage vapeur et biodésinfection automatisée des surfaces contre les BHRe

Dans ce contexte, l’entretien du matériel et de l’environnement de soins devient un levier central de prévention. Dispositifs médicaux, matériel partagé et surfaces proches du patient doivent faire l’objet de protocoles adaptés : tables d’examen, stéthoscopes, ECG, matériel de rééducation, dispositifs de monitoring foetal, brassards à tension, mais aussi poignées, sanitaires, points d’eau et siphons.
La maîtrise du risque infectieux repose sur des protocoles d’hygiène rigoureux, reproductibles et traçables, associant deux étapes indissociables : un nettoyage capable d’éliminer les souillures et la matière organique, puis une désinfection adaptée pour réduire la charge microbienne. Cette articulation est essentielle, car la persistance de matières organiques compromet l’efficacité de la désinfection.
Face au défi des BHRe, dans un contexte de pression sanitaire et organisationnelle croissante, les établissements ont besoin de solutions efficaces et simples à mettre en oeuvre. Elles doivent garantir l’efficacité microbiologique attendue, rester compatibles avec les matériaux et les équipements médicaux, préserver la sécurité des patients et des professionnels, et s’inscrire dans une logique d’impact environnemental maîtrisé.
SANIVAP : LE BIO-NETTOYAGE VAPEUR HAUTE PERFORMANCE
Le bionettoyage vapeur Sanivap repose sur une vapeur haute température, à 97 °C en sortie d’accessoire, sous 5 bars de pression. Elle permet d’éliminer les salissures, d’agir sur les biofilms microbiens et de réduire la charge microbienne avant la désinfection. Validée selon la norme NF T72-110, la gamme Sanivap garantit une action bactéricide, virucide, fongicide et levuricide fiable, sans altérer les surfaces, y compris les plus sensibles.
Sans produits chimiques, sans rinçage, sans résidu ni corrosion, Sanivap assure un bionettoyage adapté aux exigences des établissements sanitaires et médico-sociaux.
Sa gamme d’accessoires permet d’adapter les protocoles à chaque zone, y compris les plus exigeantes, comme les siphons avec sa cloche dédiée.
NOCOTECH : LA BIODESINFECTION AUTOMATISEE DES SURFACES PAR VOIE AERIENNE
Après le bionettoyage vapeur, Nocotech apporte une solution de bio-désinfection terminale à la fois fiable et simple à déployer, fondée sur la diffusion automatisée de peroxyde d’hydrogène sous forme de brouillard sec.
Programmable à distance, cette technologie permet d’atteindre uniformément l’ensemble des surfaces, y compris les zones complexes ou inaccessibles manuellement (dessous de lits, recoins, textiles, surfaces verticales, dispositifs médicaux ou électroniques). Validée selon la norme EN 17272, elle assure une efficacité complète sur les virus, bactéries, levures, moisissures et spores.

Aucun contact manuel ni rinçage n’est nécessaire. Les solutions utilisées, à base de peroxyde d’hydrogène stabilisé, sont sans acide peracétique, biodégradables, non corrosives et non allergènes. Elles respectent les matériaux sensibles et les dispositifs médicaux électroniques.
SANIVAP ET NOCOTECH : UNE EFFICACITE DEMONTREE CONTRE LES BHRE
En période d’épidémie de BHRe, le retour d’expérience du Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes illustre bien l’intérêt de la combinaison Sanivap-Nocotech. Confrontées à une épidémie d’entérobactéries productrices de carbapénémases, les équipes mobilisent Sanivap pour le bionettoyage en profondeur des chambres de patients concernés ou à risque, tandis que Nocotech est utilisé de manière systématique à la sortie des patients porteurs.
Cette complémentarité, éprouvée sur le terrain, permet de bâtir des protocoles efficaces, reproductibles et adaptés aux réalités des établissements.
Focus : les siphons, un point critique souvent sous-estimé
Les BHRe ayant un réservoir digestif, les siphons constituent un point de vigilance majeur. Ils cumulent humidité, matières organiques et risque de recontamination, justifiant la mise en place de protocoles spécifiques.

Sur cette zone étroite et difficile d’accès, le bionettoyage vapeur haute pression s’avère particulièrement efficace. Avec Sanivap, Oxy’Pharm propose un accessoire dédié, la cloche à siphon, conçu précisément pour ce type d’usage. Lorsque le siphon est très chargé, le bionettoyage vapeur peut être précédé d’un prétraitement désinfectant.
Le retour d’expérience du Centre hospitalier Tarbes-Lourdes a permis de démontrer l’efficacité de Sanivap pour la désinfection des siphons dans le cadre d’une épidémie de BHRe. Des prélèvements ont montré une décontamination effective des siphons après le protocole vapeur Sanivap. Cela a conduit l’établissement à intégrer la vapeur de manière systématique dans les procédures de bionettoyage des chambres des patients porteurs.
Oxy’Pharm : une synergie au service d’une prévention durable
Face à des bactéries capables d’exposer les patients à des impasses thérapeutiques et de désorganiser durablement les soins, la prévention doit être à la hauteur du risque. Elle exige des protocoles d’hygiène rigoureux, reproductibles et pleinement compatibles avec les réalités du terrain. Avec son approche globale, fondée sur la combinaison de technologies complémentaires, Oxy’Pharm accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en place de protocoles efficaces, conformes aux normes les plus strictes et adaptés à tous les niveaux de risque. Une synergie pensée pour renforcer la sécurité des soins, soutenir les équipes et maîtriser durablement le risque infectieux, dans une démarche écoresponsable.
Sources :
[1] Naghavi Mohsen et al. (2024), Global burden of bacterial antimicrobial resistance 1990–2021: a systematic analysis with forecasts to 2050, The Lancet, Volume 404, Issue 10459, 2024, Pages 1199-1226.
[2] Sakr, C. et al. (2024). Bactéries Hautement Résistantes et émergentes (BHRe) : dépistage rapide du portage. Revue de biologie médicale, 377(2), 13-23.