Sécurité sanitaire en milieu hospitalier

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Oxy’Pharm structure des protocoles d’hygiène haute performance, certifiés et écoresponsables

L’hygiène en milieu hospitalier, un défi quotidien

Dans un contexte de pression sanitaire et organisationnelle croissante, les établissements de santé doivent conjuguer rigueur, efficacité et respect des normes, tout en garantissant la sécurité des patients et du personnel. Les infections nosocomiales, les contraintes de temps, la précarité des effectifs et la complexité croissante des protocoles rendent indispensable l’adoption de solutions efficaces et simples à mettre en œuvre.

 

Oxy’Pharm répond à ces défis avec une approche globale et intégrée, fondée sur la combinaison de deux technologies complémentaires : Sanivap pour le bio-nettoyage vapeur haute température et Nocotech pour la bio-désinfection automatisée des surfaces par voie aérienne.

 

Cette synergie permet de construire des protocoles d’hygiène adaptés à tous les niveaux de risque, conformes aux normes les plus strictes et pleinement compatibles avec les surfaces, les équipements et les rythmes hospitaliers.

Des enjeux d’hygiène à la hauteur de la criticité des zones hospitalières

Une approche adaptée aux différents niveaux de risque et aux exigences réglementaires de chaque unité de soins.

Dans un établissement hospitalier, chaque espace présente un niveau de criticité spécifique, selon les soins qui y sont réalisés, la nature des équipements présents, et la vulnérabilité des patients. C’est pourquoi les protocoles s’organisent généralement autour de quatre zones de risque définies par les établissements de santé : du risque faible (zone 1) au risque très élevé (zone 4), chaque zone appelle des mesures adaptées en matière de nettoyage, de désinfection continue ou terminale, et de contrôle de l’environnement.

 

Zone 1 : Risques faibles

Il s’agit d’espaces à usage courant comme les bureaux, les halls d’entrée, les zones de rééducation légère ou encore les salles de restauration du personnel. Le nettoyage se concentre sur la propreté visuelle et la réduction de la contamination environnementale.

 

Zone 2 : Risques moyens

On y trouve des espaces comme les offices alimentaires, les pharmacies, les vestiaires ou les salles de soins non critiques. L’objectif est de limiter les contaminations croisées, avec des protocoles d’hygiène renforcés.

 

Zone 3 : Risques élevés

Réanimation, soins intensifs, endoscopie, stérilisation ou encore services de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO)… Ces unités accueillent des patients souvent fragiles et disposent d’équipements techniques sensibles. La désinfection joue ici un rôle central : elle doit être menée avec une rigueur absolue, suivie dans le temps (traçabilité), et réalisée avec des méthodes compatibles avec les matériaux et dispositifs médicaux présents. Chaque geste compte pour limiter le risque infectieux sans compromettre la sécurité ni le fonctionnement des soins.

 

Zone 4 : Risques très élevés

Blocs opératoires, unités de greffe, oncologie, soins aux grands brûlés… Ces secteurs concentrent les actes les plus invasifs sur les patients les plus vulnérables. La moindre contamination peut avoir de graves conséquences. C’est pourquoi l’hygiène de ces zones repose sur des protocoles de bio‑désinfection terminale, réalisés en l’absence de présence humaine. L’objectif : assurer une maîtrise complète des risques de contamination, aussi bien sur les surfaces que dans l’air ambiant, en respectant les plus hauts standards de sécurité microbiologique.

Sanivap & Nocotech : une alliance experte éprouvée parfaitement adaptée aux protocoles hospitaliers

Face aux défis actuels de l’hygiène hospitalière, l’efficacité ne peut plus être pensée seule. Elle doit aller de pair avec la protection de la santé humaine et le respect de l’environnement.

Oxy’Pharm permet aux établissements de santé de répondre à ces exigences, en s’appuyant sur deux technologies conçues pour agir en parfaite synergie :

 

  • Sanivap, pour un bionettoyage vapeur haute température ;
  • Nocotech, pour une désinfection automatisée des surfaces par voie aérienne.

 

Ensemble, ces solutions permettent de structurer des protocoles rigoureux, reproductibles et écoresponsables, en phase avec les engagements RSE des établissements de santé.

SANIVAP : LE BIO-NETTOYAGE VAPEUR HAUTE PERFORMANCE POUR TOUTES LES ZONES DE L’HOPITAL

Dans un environnement hospitalier où l’exigence d’hygiène est constante, du bloc opératoire aux services de soins, en passant par les chambres, les couloirs ou les unités de radiologie, Sanivap s’impose comme une solution de bio‑nettoyage vapeur polyvalente, certifiée et performante.

 

Conçue pour répondre aux contraintes du quotidien hospitalier, cette technologie repose sur la diffusion de vapeur à haute température (150 °C dans la chaudière, 97 °C en sortie d’accessoire), sous 5 bars de pression. Cette chaleur maîtrisée permet d’éliminer efficacement les salissures, les biofilms microbiens, ainsi qu’un large spectre d’agents pathogènes, y compris les bactéries multirésistantes, les levures, les virus et les spores, grâce à l’action sporicide de la vapeur haute température.Certifiée dispositif médical de Classe IIa (GMED 0459) et validée selon la norme NF T72-110, la gamme Sanivap garantit une action bactéricide, virucide, fongicide et levuricide efficace, sans altérer les surfaces, y compris les plus sensibles.

 

Dans des conditions additionnelles définies par la norme, la vapeur permet également une activité sporicide, confirmée par des validations en laboratoire. Sans recours aux produits chimiques classiques, sans rinçage, sans résidu ni corrosion, Sanivap réduit les risques d’exposition pour les agents, tout en assurant une hygiène parfaitement compatible avec les exigences hospitalières : chambres de soins, nurseries, blocs opératoires, surfaces verticales, mobilier médical ou rampes de circulation.

 

Les appareils, robustes et conçus pour un usage intensif (jusqu’à 10 heures d’autonomie par jour), sont livrés avec une large gamme d’accessoires ergonomiques : brosses textiles, embouts sanitaires, balais vapeur, cloches pour siphons… De quoi adapter les protocoles à chaque zone de l’hôpital, y compris les plus exigeantes.

 

Enfin, avec sa faible consommation d’eau, l’absence de consommables (flacons, sprays, lingettes…) et une maintenance facilitée, Sanivap s’inscrit pleinement dans une logique d’hygiène hospitalière durable et maîtrisée, sans compromis sur la sécurité.

NOCOTECH : LA DESINFECTION AUTOMATISEE DES SURFACES PAR VOIE AERIENNE

Dans les environnements hospitaliers où la maîtrise du risque infectieux est une priorité absolue, Nocotech apporte une solution de bio‑désinfection terminale aussi fiable que simple à déployer dans de multiples espaces : chambres de patients, blocs opératoires, secteurs de greffe, réanimation, zones à accès restreint, ou même petits volumes comme les postes de Sécurités Microbiologiques (PSM).

 

Le principe repose sur une diffusion automatisée de peroxyde d’hydrogène (H2O2). Ce procédé par voie aérienne permet d’atteindre uniformément l’ensemble des surfaces, y compris les zones complexes ou inaccessibles manuellement : dessous de lits, recoins, textiles, surfaces verticales, dispositifs médicaux ou électroniques.

 

La gamme Nocotech comprend plusieurs appareils, conçus pour s’adapter à tous les types de volumes et de configurations hospitalières.

 

Elle inclut le Nocospray, le Nocomax destiné au traitement des grandes pièces, ou encore le Nocospray Kube, pensé pour les petits espaces sensibles comme les Postes de Sécurité Microbiologique (PSM), les isolateurs, sas de transfert, passe-plats ou encore les réfrigérateurs.

Tous ces appareils sont programmables : le volume à traiter est défini à l’avance, l’activation peut se faire à distance, et l’arrêt est automatique. Aucun contact manuel ni rinçage n’est nécessaire, ce qui sécurise les interventions et facilite leur intégration dans les protocoles hospitaliers.

 

Les solutions utilisées avec la gamme Nocotech (Nocolyse, Nocolyse+ et Nocolyse Food) sont toutes formulées à base de peroxyde d’hydrogène stabilisé, sans acide peracétique, biodégradables, non corrosives et non allergènes. Elles assurent une désinfection complète tout en respectant les matériaux sensibles, les dispositifs médicaux électroniques et les environnements hospitaliers les plus contraints.

 

  • Nocolyse (6 % H₂O₂) est conçue pour les désinfections régulières ou préventives.
  • Nocolyse+ (12 % H₂O₂) est recommandée pour les situations à forte charge microbienne ou les protocoles curatifs renforcés, notamment en zones critiques.
  • Nocolyse Food, quant à elle, est certifiée Ecocert et spécialement développée pour les environnements où le contact alimentaire est possible, comme les offices de soins, les unités de nutrition parentérale ou les services de restauration hospitalière.

 

Toutes trois offrent une excellente tolérance, sans laisser de résidus, et peuvent être utilisées en toute sécurité dans des contextes où la désinfection ne doit pas nuire ni à la santé humaine, ni aux équipements, ni à l’environnement.

 

Validée selon la norme EN 17272, la technologie Nocotech assure une efficacité complète sur les virus, bactéries, levures, moisissures et spores.

 

Et pour des situations spécifiques, comme les infestations de punaises de lit, de gale ou d’insectes volants, elle peut être combinée à la solution Oxypy+, pour une désinsectisation curative ciblée, en toute sécurité. Sans contact, sans manipulation de produit, Nocotech protège les agents comme les patients, tout en garantissant reproductibilité et sérénité d’usage.

Sécurité, simplicité, efficacité : les bénéfices du protocole Oxy’Pharm pour l’hygiène hospitalière

Des protocoles reproductibles et certifiés, qui allègent le travail des équipes tout en renforçant la sécurité des soins Intégrer Sanivap et Nocotech dans les protocoles de bionettoyage hospitalier, c’est faire le choix de solutions certifiées, traçables et reproductibles, qui simplifient le quotidien des équipes tout en élevant le niveau de sécurité des soins.

 

  • Cette double technologie permet de répondre efficacement aux exigences du terrain, avec des bénéfices concrets à plusieurs niveaux : Réduction du risque infectieux, y compris sur les agents multirésistants (BMR) et les spores, grâce à une action combinée sur l’ensemble des surfaces, visibles ou non.
  • Amélioration des conditions de travail pour les agents d’entretien et les soignants : moins de manipulation de produits chimiques, moins d’exposition aux substances irritantes, moins de gestes répétitifs.
  • Gain de temps opérationnel : la vapeur permet de nettoyer et désinfecter en un seul passage, tandis que la diffusion automatisée simplifie les désinfections terminales ou curatives. Protocoles reproductibles et validables, conformes aux normes hospitalières en vigueur (NF T72-110 pour Sanivap, EN 17272 pour Nocotech), facilitant leur intégration dans les plans d’action du service d’hygiène. Réduction des consommations : moins d’eau, moins de produits chimiques, moins de consommables (flacons, lingettes, gants…), ce qui allège à la fois l’impact environnemental et les coûts logistiques.
  • Valorisation de la démarche qualité de l’établissement : des locaux propres et désinfectés renforcent la confiance des patients et des familles, tout en facilitant les audits et inspections.

 

Adoptée par de nombreux hôpitaux en France et à l’international, l’approche Oxy’Pharm s’inscrit dans une dynamique durable : protéger les patients et les équipes, sans compromis sur l’environnement ni sur l’efficacité. Cas d’usage – Retour d’expérience d’Anne Goasdoué, cadre hygiéniste à Hyères

Oxy’Pharm, un partenaire engagé aux côtés des établissements de santé

Dans l’environnement hospitalier, Sanivap et Nocotech offrent aux équipes une réponse complète, efficace et respectueuse des réalités du terrain.

 

Pensées pour les zones les plus sensibles comme pour les espaces de vie courants, ces technologies permettent de bâtir des protocoles d’hygiène à la fois performants, traçables et écoresponsables, en phase avec les exigences réglementaires et les attentes de terrain.

Réduire les risques infectieux, alléger la charge des équipes, protéger les patients : c’est dans cette démarche globale qu’Oxy’Pharm s’engage chaque jour aux côtés des établissements de santé.

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Hygiène hospitalière : retour d’expérience du CH Tarbes-Lourdes

Au sein du Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes, la mise en œuvre des protocoles d’hygiène hospitalière est assurée par une équipe dédiée, composée d’un praticien hospitalier hygiéniste, d’un cadre hygiéniste et de quatre infirmières hygiénistes. L’équipe intervient de manière coordonnée sur les différents sites de l’établissement.

 

Nous avons pu rencontrer le Dr Patrick Pina, chef du service d’hygiène et pharmacien biologiste de formation, ainsi que Karine Moreau, cadre hygiéniste et infirmière de métier.

CONTEXTE ET ENJEUX DU CENTRE HOSPITALIER TARBES-LOURDES

Le Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes est né de la fusion administrative, en janvier 2023, de deux établissements distincts : le CH de Tarbes et le CH de Lourdes. Si la mutualisation est aujourd’hui effective sur le plan administratif, les deux sites restent encore physiquement séparés, un nouvel hôpital unique étant prévu à l’horizon 2029-2030.

 

À ce jour, le CH Tarbes-Lourdes s’organise autour de cinq sites :

 

  • Deux sites MCO (Médecine-Chirurgie-Obstétrique) à Tarbes et Lourdes,
  • Trois sites gériatriques répartis sur le territoire, incluant des services de soins médicaux et de réadaptation (SMR), des EHPAD et des unités de soins de longue durée (USLD).

 

L’établissement dispose d’un plateau technique complet sur chacun des sites MCO, avec de nombreux services à haute criticité en matière d’hygiène :

  • Blocs opératoires,
  • Services de réanimation et de soins intensifs (y compris en néonatologie et cardiologie),
  • Médecine nucléaire,
  • Endoscopie,
  • Laboratoires,
  • Hémodialyse.

 

À cela s’ajoute une offre de soins très diversifiée, incluant de la médecine polyvalente et plusieurs spécialités : infectiologie, pneumologie, oncologie, neurologie, cardiologie, endocrinologie, néphrologie, ainsi que des services d’urgences sur les deux sites principaux.

 

Avec environ 1 320 lits, le Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes constitue un acteur hospitalier majeur de la région, confronté à des enjeux d’hygiène multiples et complexes.

LA VAPEUR : UNE UTILISATION STRATEGIQUE CIBLEE ET DES DEPLOIEMENTS PREVUS

Le Dr Patrick Pina et Mme Karine Moreau commencent par nous expliquer que dans l’environnement complexe du CH Tarbes-Lourdes, l’hygiène repose encore largement sur la chimie. Les produits détergents, désinfectants ou détartrants sont ainsi utilisés quotidiennement.

 

Pourtant, les équipes sont unanimement convaincues par l’efficacité et l’atout écologique de la vapeur haute température et par la technologie Sanivap.

 

Si l’utilisation de Sanivap reste aujourd’hui concentrée sur certains services ou situations ciblées, comme les épisodes épidémiques, c’est avant tout parce que son déploiement à plus grande échelle nécessite la multiplication des équipements. Pour une utilisation quotidienne sur l’ensemble des sites et services, il faudrait également former tous les professionnels à son usage.

 

Pour l’instant, au CH Tarbes-Lourdes le bionettoyage vapeur apparaît donc comme une solution complémentaire à la chimie. Mais un déploiement plus large est souhaité et prévu dans un futur proche.

SERVICES DOTES D’APPAREILS SANIVAP DEDIES

Actuellement, les blocs opératoires, le service de réanimation et la stérilisation se sont dotés d’appareils Sanivap, convaincus par leur efficacité sur les surfaces complexes, leur action nettoyante visuellement remarquable et leur capacité à désinfecter les dispositifs médicaux sensibles.

 

En réanimation, il s’agit plus spécifiquement de l’appareil Sanivap SP540H, à activité sporicide renforcée, notamment pour réduire les risques d’infection liés au Clostridium difficile.

 

L’un des trois sites gériatriques est équipé d’un appareil Sanivap, et l’équipement des autres sites fait déjà partie du projet d’établissement. En attendant, un appareil est déplacé d’un site à l’autre en fonction des besoins.

L’UTILISATION STRATEGIQUE DE LA VAPEUR EN CONTEXTE EPIDEMIQUE

Les équipes mobilisent Sanivap notamment lors des épidémies (gale, Clostridium difficile, BHRe…), pour le bionettoyage ponctuel en profondeur des chambres des patients atteints.

 

Le Dr Patrick Pina et Karine Moreau nous expliquent qu’actuellement, dans le cadre d’une épidémie de BHRe, les siphons font l’objet de protocoles spécifiques. Dans les chambres des patients concernés, les siphons sont systématiquement nettoyés à la vapeur avec un appareil Sanivap équipé d’un accessoire spécialement conçu à cet effet : une cloche à siphon.

 

Des prélèvements sur les siphons ont démontré une décontamination effective après passage du Sanivap. Cela a conduit à l’achat de nouveaux appareils Sanivap et à l’intégration systématique de la vapeur dans les procédures de bionettoyage des chambres après la sortie de patient porteur. “Nous avons montré que les siphons redeviennent conformes après nettoyage vapeur. C’est ce qui a permis une véritable adhésion des équipes, à partir d’une preuve concrète, chez nous.” Dr Patrick Pina

RENOVER LES LOCAUX ET LE MOBILIER VIEILLISSANTS GRACE A SANIVAP

Les appareils Sanivap sont également utilisés ponctuellement dans les locaux vieillissants, pour assurer une fonction de rénovation, notamment sur différents mobiliers, ou pour remettre certaines chambres à blanc, notamment sur les sites gériatriques.

 

Karine Moreau souligne l’engouement des équipes pour le nettoyeur vapeur Sanivap, qui suscite de nombreuses demandes dans les services. Ce sont à la fois son efficacité en matière d’hygiène et son pouvoir de rénovation qui font la différence. L’action de la vapeur permet en effet de restaurer visiblement des surfaces marquées par le temps ou par une utilisation intensive, comme les chaises ou fauteuils souvent tachés au niveau des accoudoirs ou des assises.

 

Même après des nettoyages répétés à la chimie, certaines zones conservent un aspect terne ou encrassé. Avec Sanivap, le résultat est immédiat : les biofilms sont éliminés en profondeur, sans altérer les matériaux, ce qui permet de redonner un coup de neuf sans avoir à remplacer le mobilier. Un bénéfice apprécié tant pour l’image de l’établissement que pour la valorisation des pratiques des équipes.

 

“Quand un appareil Sanivap arrive dans un service, c’est comme un cadeau de Noël, le petit plus, qui change finalement de la routine. Et la seule frustration des équipes c’est de ne pas avoir assez de temps pour tout passer au nettoyeur vapeur. Parce que quand on commence et qu’on voit le avant-après, on a pas envie de se limiter à une zone, on voudrait pouvoir tout faire.” Karine Moreau

 

“Donc dans le projet d’investissement de l’établissement, nous souhaitons bien évidemment étendre l’utilisation de ces appareils.” Karine Moreau

AUTRES USAGES ENVISAGES POUR LA TECHNOLOGIE SANIVAP

Le Dr Patrick Pina évoque également plusieurs pistes d’extension pour l’usage de la vapeur, notamment sur des équipements particulièrement délicats à désinfecter. “Nous avons un projet d’acquisition de nettoyeurs vapeur dédiés à la désinfection des couveuses. Ce sont des dispositifs avec de nombreuses rainures difficiles d’accès, et sur lesquels l’usage de produits chimiques peut poser problème, surtout dans un environnement néonatal.”

 

Il cite également les piluliers ou les armoires de pharmacie, pour lesquels un nettoyage manuel est souvent peu satisfaisant. La vapeur permettrait ici encore d’améliorer l’efficacité tout en respectant les matériaux, sans les contraintes ni les résidus de la chimie.

 

Il nous explique également que la blanchisserie qui leur fournit le linge, s’est équipée d’un appareil Sanivap avec une action sporicide, pour la désinfection des armoires de linge sale.

Nocotech, un outil de désinfection terminale efficace en contexte épidémique

DESINFECTION DES SURFACES PAR VOIE AERIENNE : UN USAGE CIBLE, MAIS DECISIF EN CONTEXTE EPIDEMIQUE

Le Dr Patrick Pina connaît bien la technologie Nocotech, qu’il avait déjà utilisée dans d’autres établissements de la région parisienne avant de rejoindre le Centre hospitalier Tarbes-Lourdes en 2016. Convaincu par son efficacité, il a rapidement proposé son déploiement au sein de l’établissement. “Nous avons commencé avec un seul diffuseur, puis un second a été acquis pour le service de réanimation. Aujourd’hui, nous disposons de deux appareils, utilisés selon les besoins”, explique-t-il.

 

Le service de réanimation bénéficie d’une attention particulière en matière d’hygiène : le risque de transmission croisée y est particulièrement élevé, en raison d’une activité de soins intensive, de la présence constante de dispositifs invasifs et d’un nombre important de patients infectés ou à haut risque infectieux. Dans ce contexte, l’utilisation de Nocotech prend tout son sens. “En réanimation, le niveau d’activité génère une exposition accrue aux agents pathogènes, explique le Dr Patrick Pina. Le risque de contamination croisée est encore plus important que dans d’autres services.” Face à ces enjeux, la désinfection par voie aérienne est devenue une pratique régulière, venant compléter le bionettoyage.

 

Dans les autres services, si l’usage du Nocotech reste ponctuel en temps normal, il devient quotidien en période d’épidémie. C’est le cas actuellement, dans un contexte particulièrement sensible : “Nous sommes confrontés à une épidémie de BHRe, des entérobactéries productrices de carbapénémases, dont la transmission environnementale est bien documentée. Nous utilisons la désinfection par voie aérienne de manière quasi systématique lors de la sortie des patients porteurs, et même de patients non identifiés comme tels, dès lors que le risque de contamination existe.”

 

Le dispositif est utilisé en complément du nettoyage vapeur, utilisé notamment pour la désinfection des siphons dans les services concernés. Le Dr Pina insiste sur ce point : “Nocotech ne remplace pas le bionettoyage manuel, il le complète. C’est un outil de désinfection terminale, pas de nettoyage. D’où l’intérêt d’associer les deux technologies : Sanivap pour le nettoyage minutieux, puis Nocotech pour sécuriser les zones inaccessibles.”

UNE REPONSE ADAPTABLE A DIVERS CONTEXTES DE RISQUE

Outre son usage en situation d’épidémie BHRe, Nocotech est intégré à plusieurs protocoles de désinfection spécifiques. L’établissement prévoit par exemple son utilisation dans le cadre d’une contamination à Acinetobacter baumannii multirésistant, un germe redouté en réanimation. “Nous avons un protocole prêt à être activé dans ce contexte, même si, à ce jour, il n’a pas encore été nécessaire.”

 

La technologie s’est également révélée précieuse en période de Covid, notamment au début de l’épidémie. “Elle nous a permis d’intervenir dans des espaces complexes comme les salles de soins, de réserve ou de repos, là où le nettoyage classique est difficile. Les tiroirs, les armoires, les équipements comme les dynamaps étaient désinfectés en profondeur, après le nettoyage manuel.”

 

Enfin, des usages ponctuels mais stratégiques sont régulièrement identifiés, par exemple lors de cas de gale ou d’infestations de punaises de lit. Dans ces situations, la désinfection par voie aérienne nous offre une solution rapide, sûre et efficace.

ADHESION PROGRESSIVE ET SECURITE PERÇUE : L’ENJEU DE LA PEDAGOGIE AUTOUR DE NOCOTECH

Pour les équipes, la désinfection par voie aérienne avec Nocotech s’impose comme une solution efficace et rassurante, à condition qu’elle soit bien expliquée et intégrée dans un protocole rigoureux. “Dès lors que les agents comprennent que le produit se diffuse partout dans la pièce, même dans les zones inaccessibles à un nettoyage classique, leur adhésion est immédiate” explique Karine Moreau. Il suffit d’ouvrir les tiroirs, les placards, et la diffusion se fait dans chaque recoin. C’est très parlant pour les équipes.”

 

Mais cette adhésion repose sur un accompagnement indispensable, en particulier lors des premières utilisations. Comme le souligne le Dr Patrick Pina, il est essentiel de rappeler que le produit utilisé est du peroxyde d’hydrogène, qui se dégrade naturellement en eau et en oxygène : il ne laisse donc aucun résidu toxique et réduit l’exposition des professionnels à la chimie. “Une fois qu’ils l’ont compris, les équipes nous demandent d’elles-mêmes d’utiliser Nocotech.” Cela prouve qu’elles en reconnaissent l’efficacité et la valeur ajoutée.”

 

Un des freins initiaux identifiés réside dans l’odeur caractéristique du produit, si le temps de contact et d’aération n’est pas respecté. “Comme dans beaucoup d’établissements, nous sommes souvent pris par le temps, ajoute Karine Moreau. Il arrive que des portes soient rouvertes trop tôt, ce qui peut rendre l’odeur un peu prégnante et susciter des réticences.”

 

L’ajustement organisationnel est donc crucial. Le bionettoyage et la désinfection aérienne ne peuvent pas être menés en simultané : ils doivent s’enchaîner successivement, avec un temps d’action puis un temps d’aération incompressible. Cela implique parfois de repenser les circuits logistiques. “Dans les services où la “coccinelle” est utilisée quotidiennement, nous avons adapté les pratiques : les sorties de patients sont organisées plutôt en fin de matinée, afin de laisser le temps nécessaire avant l’entrée du suivant, explique le Dr Pina. C’est une contrainte, mais c’est faisable, et aujourd’hui, c’est pleinement intégré dans les services concernés par des épidémies.”

 

Une fois les nouvelles routines établies, les équipes constatent une sécurité renforcée, ce qui favorise leur engagement.

Une réponse alignée avec les enjeux environnementaux et sociétaux

La question de l’impact environnemental des pratiques de désinfection hospitalière prend une place croissante dans les politiques publiques comme dans les attentes des professionnels. “Nous avons été récemment alertés, comme l’ensemble des hôpitaux en France, sur les rejets de produits détergents et désinfectants dans les réseaux d’eaux usées, explique le Dr Patrick Pina. Cette orientation écoresponsable portée par les autorités sanitaires, mais aussi par la société dans son ensemble, nous invite à repenser nos pratiques. Et dans ce contexte, les solutions vapeur ont clairement un rôle à jouer.

 

Même constat du côté de Nocotech, dont le principe actif, le peroxyde d’hydrogène, se décompose naturellement en eau et en oxygène après diffusion. “C’est de la chimie, mais une chimie propre, qui ne laisse pas de résidus toxiques. Finalement, le seul vrai déchet est l’emballage plastique”, précise-t-il. Un argument fort également pour sensibiliser les équipes, notamment les plus jeunes, particulièrement attentives à la dimension écologique de leur métier.

 

Cette conscience environnementale rejoint aussi une logique de durabilité des équipements. Karine Moreau partage une anecdote révélatrice : “On a retrouvé par hasard un ancien nettoyeur vapeur, rangé au fond d’un placard depuis plusieurs années. Après un simple renouvellement des accessoires, il a été remis en service dans un autre service. Il fonctionne parfaitement, et les équipes ont accueilli cet appareil avec enthousiasme.” Un signe, selon elle, non seulement de la robustesse du matériel, mais aussi de l’adhésion croissante des professionnels.

Une culture de l’hygiène partagée, au service du soin

Pour le Dr Patrick Pina comme pour Karine Moreau, l’adoption des technologies Sanivap et Nocotech s’inscrit dans une logique plus large : celle d’une hygiène hospitalière proactive, rigoureuse et responsable. Leur usage combiné, notamment dans les contextes épidémiques, a démontré son efficacité sur le terrain.

 

Mais au-delà des situations d’urgence, l’enjeu est bien d’installer durablement une culture de l’hygiène fondée sur la preuve, la formation des équipes, et l’amélioration continue des pratiques. “Nous disposons d’arguments solides à partager avec nos collègues et les équipes opérationnelles d’hygiène d’autres établissements”, affirme le Dr Pina. “Ce qui compte avant tout, c’est l’efficacité. Et elle est là, qu’il s’agisse d’une approche curative ou préventive.

 

Convaincus par les résultats, les professionnels du CH Tarbes-Lourdes n’hésitent plus à recommander ces solutions. Mieux : ils les transmettent, les expliquent, et les défendent. Une dynamique de terrain prometteuse, au service de la sécurité des patients comme de la qualité de vie des soignants.